Avril 2025

l’Eglise Copte orthodoxe a été fondée aux temps apostoliques par l’apôtre St Marc. Sa théologie biblique et liturgique, pénétrée de dévotion et de spiritualité a été nourrie dans ses racines par l’école théologique d’Alexandrie, mais aussi et surtout par le monachisme. La langue copte, aujourd’hui encore utilisée dans la liturgie est en fait la langue de l’Egypte ancienne translittérée en grec. Le mot “copte” vient lui-même du mot “Aegyptos” qui signifie Egyptien. Dès ses débuts, son histoire est marquée par des persécutions et la figure des martyrs a fortement marqué les croyants. Leurs témoignages ont façonné et solidifié leur foi, donnant sens aux épreuves. Le lien quotidien et sensible avec les saints par les reliques et les icônes sont autant d’expressions vivantes d’une spiritualité profonde. Bien qu’enracinée dans une tradition deux fois millénaire, la vitalité et la créativité s’épanouissent dans cette Eglise. Elle expérimente un nouveau souffle de la vie monastique, elle est nourrie par les écoles du dimanche et un choix de formation solide pour les croyants. Que ce soit dans les monastères ou les paroisses, l’Eglise offre aussi des centres d’activité intenses pour les jeunes, un lieu de service mais aussi de paternité. La rencontre de quelques-uns de ces théologien, moines, et témoins nous a permis d’ouvrir une des portes de « l’orthodoxie copte ». Par ce voyage, partons à la découverte du rayonnement spirituel et de foi de l’Eglise copte orthodoxe, d’hier à aujourd’hui.

Nous vous proposons d’installer votre lieu en prêtant attention au symbole et pourquoi pas disposer une ou des icônes.

Nous vous invitons à prier sous la forme d’un office de l’unité des chrétiens, prié par la communauté du chemin neuf chaque jeudi.

Voici le sens donné à notre disposition à prier pour l’unité des chrétiens

Le lieu de la prière est configuré pour un temps d’office. Il est proposé de disposer la coupe et la patène vide sur l’autel.

Au préalable, présentation de ce symbole de la coupe et de la patène

Ce sont quelques éléments de présentation à adapter en fonction de votre rencontre : penser à la dimension de l’espérance de la foi, et pas seulement de la souffrance de la séparation, les deux dimensions de la prière pour l’Unité du père Paul Couturier ; le Ps 121 (hébreu 122) donne l’image d’une marche, d’un pèlerinage vers cette promesse d’unité. Chaque jour, nous prions l’Esprit Saint pour qu’il nous donne « d’éprouver la souffrance de la séparation ». Cette coupe et cette patène vides, déposées sur l’autel, symbolisent cette séparation et le péché de la division : nous ne sommes pas encore tous à la même table. Mais chaque jour, nous demandons aussi « d’espérer au-delà de toute espérance ». Ainsi, prier devant cette coupe et cette patène, c’est également confesser notre espérance : nous croyons qu’un jour nous serons tous réunis à la même table. Nous accueillons parmi nous ce signe de la coupe et de la patène en chantant le psaume 121 (hébreu 122) : « O ma joie quand on m’a dit : Allons à la maison du Seigneur ! […] Jérusalem, bâtie comme une ville où tout ensemble fait corps ! » Ensemble, nous voulons marcher vers cette promesse, cette ville « où tout ensemble fait corps ».

Proposition de déroulement d’un office pour l’unité des chrétiens

Qui peut être suivie de : exhortation, ou témoignages, ou présentation d’une Église, ou d’un événement œcuménique, ou lecture de texte d’un témoin d’Église …

Seigneur Jésus,
Qui as prié pour que tous soient un,
Nous te prions pour l’unité des chrétiens,
Telle que tu la veux,
Par les moyens que tu veux.
Que ton Esprit nous donne d’éprouver la souffrance de la séparation,
De voir notre péché,
Et d’espérer au-delà de toute espérance.
Amen !

*Prière composée par des membres de la Communauté du Chemin Neuf, à partir d’une prière du père Paul Couturier